Imposition dividendes SAS et SASU : taux et calcul 2026

Tout savoir sur l'imposition dividendes SAS et SASU : PFU à 12,8 %, prélèvements sociaux, acompte, option barème. Taux en vigueur au 8 octobre 2026, exemple concret.

Mis à jour le 13.10.26 · 6 min de lecture

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Imposition dividendes SAS : PFU et prélèvements sociauxTaxation dividendes SAS : l’acompte prélevé dès le versementFiscalité dividendes SASU : option pour le barème progressifUrssaf dividendes SAS : pourquoi le président n’y est pas soumisDistribution de dividendes imposition : calendrier et formalités liéesCe que cet article ne calcule pas

L'essentiel

  1. PFU de 12,8 % + prélèvements sociaux de 18,6 % = 31,4 % du dividende brut, taux en vigueur au 8 octobre 2026
  2. Le président de SAS ou de SASU ne paie pas de cotisations de travailleur indépendant sur ses dividendes, contrairement au gérant de SARL dont les gérants détiennent ensemble plus de la moitié du capital, pour la part de ses dividendes au-delà de 10 % d'un montant de référence
  3. Un acompte de 12,8 % est prélevé à la source dès le versement, avec dispense possible sous conditions de revenu fiscal de référence

L’imposition dividendes SAS répond à une règle simple par défaut : chaque dividende brut versé à un associé personne physique fiscalement domicilié en France et affilié à un régime français de sécurité sociale subit le prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % au titre de l’impôt, puis 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 % au total — taux en vigueur au 8 octobre 2026. Le même régime s’applique en SASU. Le président, lui, n’y paie aucune cotisation de travailleur indépendant.

Ce guide détaille le mécanisme, l’acompte prélevé dès le versement, l’option pour le barème progressif et le cas particulier du dirigeant. La décision elle-même de distribuer un dividende — qui la prend, avec quel document — est traitée dans nos articles dédiés à la distribution de dividendes en SAS et aux dividendes en SASU.

Imposition dividendes SAS : PFU et prélèvements sociaux

Le régime de droit commun, dit « flat tax » ou prélèvement forfaitaire unique (PFU), s’applique automatiquement sauf option contraire de l’associé à sa déclaration de revenus. Il se décompose en deux blocs, tous deux calculés sur le dividende brut :

PrélèvementTauxRéférence
Impôt sur le revenu (PFU)12,8 %CGI art. 200 A, 1, B, 1°
CSG sur produits de placement10,6 %CSS art. L136-8, I, 2°
CRDS0,5 %Ord. 96-50, art. 16 et 19
Prélèvement de solidarité7,5 %CGI art. 235 ter, III
Total prélèvements sociaux18,6 %—
Total imposition dividendes SAS/SASU31,4 %—

Exemple : pour un dividende brut de 10 000 €, l’impôt au PFU est de 1 280 € (10 000 × 12,8 %) et les prélèvements sociaux de 1 860 € (10 000 × 18,6 %), soit 3 140 € au total et un net estimé de 6 860 €.

Ces taux sont ceux applicables aux dividendes versés depuis le 1er janvier 2026 ; ils sont relus ici au 8 octobre 2026 et peuvent évoluer d’une loi de finances à l’autre. Pour une estimation chiffrée sur votre propre montant, notre simulateur de dividende net applique ces taux à vos données, sans transmettre aucune information personnelle — seule une statistique anonyme de visite est mesurée.

💡 Ce taux global de 31,4 % concerne la fiscalité dividendes SAS par défaut. Il ne couvre pas les cas où l’associé est une personne morale, une société à l’impôt sur le revenu, un non-résident, un titulaire de PEA ou une société d’exercice libéral : ces situations suivent des règles distinctes, non traitées dans cet article ni par le simulateur.

Taxation dividendes SAS : l’acompte prélevé dès le versement

Au moment où la société verse le dividende, elle prélève un acompte — appelé prélèvement non libératoire — de 12,8 % du montant brut. Cet acompte n’est pas un impôt définitif : il s’impute sur l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année au cours de laquelle il a été prélevé, et l’excédent éventuel est restitué.

Une dispense de cet acompte existe, sous deux conditions cumulatives :

  • le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est inférieur à 50 000 € (personne seule, divorcée ou veuve) ou à 75 000 € (couple soumis à imposition commune) ;
  • la demande de dispense a été adressée à la société au plus tard le 30 novembre de l’année précédant le paiement du dividende.

⚠️ Une attestation de dispense inexacte ou établie à tort expose à une amende égale à 10 % du prélèvement dont l’associé s’est dispensé indûment. Ne remettez cette attestation sur l’honneur que si les deux conditions sont réellement réunies ; en cas de doute, demandez confirmation à votre service des impôts ou à votre expert-comptable.

La dispense « possible » ne signifie jamais une dispense acquise automatiquement : elle suppose une démarche active de l’associé, dans le délai imparti.

Fiscalité dividendes SASU : option pour le barème progressif

Chaque associé peut renoncer au PFU et opter pour l’imposition de ses dividendes au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cette option est globale : elle s’applique à l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers et plus-values du foyer concernés par l’année, pas dividende par dividende. Elle se formule de façon expresse, au moment de la déclaration de revenus.

Au barème, deux mécanismes modifient le calcul :

  • un abattement de 40 % s’applique sur le montant brut du dividende avant intégration au revenu imposable ;
  • la CSG supportée l’année du paiement est déductible à hauteur de 6,8 points du revenu imposable de l’année de son paiement.

Les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus dans tous les cas, que l’associé choisisse le PFU ou le barème : seule la part « impôt sur le revenu » change de mode de calcul. L’option peut être plus favorable selon le taux d’imposition du foyer. Le mécanisme est décrit ici à titre informatif : la comparaison chiffrée sur votre situation réelle relève du simulateur officiel d’impots.gouv.fr ou de l’expert-comptable de votre société, pas de ce service.

Urssaf dividendes SAS : pourquoi le président n’y est pas soumis

C’est le point qui distingue le plus nettement la SAS et la SASU des autres formes sociales sur le terrain social. Le président d’une SAS, comme celui d’une SASU, relève du régime général de la sécurité sociale au titre de son mandat. Les dividendes qu’il perçoit en tant qu’associé ne sont pas soumis aux cotisations de travailleur indépendant, contrairement à ce qui peut exister pour un gérant de SARL dès lors que les gérants détiennent ensemble plus de la moitié du capital.

Prenons un exemple fictif. L’associée unique de la SASU « Studio Garance » est aussi présidente de la société. Lorsqu’elle se verse un dividende, il supporte le PFU et les prélèvements sociaux décrits plus haut — rien de plus au titre de son mandat social. À l’inverse, dans une SARL comme « Atelier Lenoir », si les deux gérants détenaient ensemble plus de la moitié des parts, la fraction de dividende dépassant 10 % du capital social, des primes d’émission et des sommes versées en compte courant, appréciés pour chaque gérant avec son conjoint, son partenaire de PACS et ses enfants mineurs non émancipés, basculerait dans l’assiette des cotisations de travailleur indépendant — une règle qui vise les travailleurs indépendants, et non le président de SAS ou de SASU, rattaché au régime général.

📌 Une cotisation subsidiaire maladie peut néanmoins viser les revenus de capitaux mobiliers — dont les dividendes — lorsque les revenus d’activité professionnelle sont inférieurs à un seuil fixé par décret. Elle est mentionnée ici par souci d’exhaustivité, mais n’est ni calculée ni estimée dans cet article : elle dépend d’éléments propres à votre foyer fiscal.

Distribution de dividendes imposition : calendrier et formalités liées

Un dividende se décide, puis se verse. Deux repères de calendrier :

  • la mise en paiement intervient au plus tard neuf mois après la clôture de l’exercice, sauf prolongation accordée par décision de justice ;
  • les comptes annuels, la proposition d’affectation du résultat et la décision d’affectation votée sont déposés au greffe, via le dépôt des comptes d’une SAS ou celui d’une SASU, dans le mois qui suit l’approbation, ou dans les deux mois en cas de dépôt en ligne.

Ces deux formalités — décider de distribuer, puis déposer les comptes qui en portent la trace — sont indépendantes du calcul de l’impôt dû par chaque associé, mais l’une ne va pas sans l’autre : hors acompte sur dividende, un dividende ne peut être régulièrement versé sans affectation du résultat préalablement votée.

Ce que cet article ne calcule pas

Certaines situations ne sont pas traitées ici, ni par notre simulateur, car elles répondent à des règles distinctes non couvertes par ce guide :

  • l’associé personne morale (régime des sociétés mères) ;
  • une société soumise à l’impôt sur le revenu plutôt qu’à l’impôt sur les sociétés ;
  • un associé non domicilié fiscalement en France, ou affilié à un régime de sécurité sociale d’un autre État ;
  • des titres détenus dans un PEA ;
  • les sociétés d’exercice libéral.

Pour ces cas, seul votre expert-comptable ou le service des impôts peut vous indiquer la règle applicable.

💡 Besoin d’une estimation sur votre propre dividende ? Le simulateur de dividende net applique les taux en vigueur au 8 octobre 2026 à votre montant brut ; aucun montant ni donnée personnelle n’est envoyé, seule une statistique anonyme de visite est mesurée. Pour toute question sur le fonctionnement du service, écrivez-nous.

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Rédaction NORGE CONSEIL
Rédigé avec l'assistance d'outils d'IA, sous la responsabilité éditoriale de NORGE CONSEIL. Dernière mise à jour : 13 octobre 2026.
Les situations, prénoms et sociétés cités en exemple sont fictifs.
Cet article n'est pas un conseil juridique personnalisé. Vos statuts priment.