Le dividende net après prélèvements et impôt

Indiquez la forme de la société, le statut de l'associé et le montant brut : les prélèvements sociaux, l'impôt au prélèvement forfaitaire unique, l'acompte de 12,8 % et, pour le gérant travailleur indépendant, la part soumise aux cotisations s'affichent.

  • Taux en vigueur en 2026
  • Règle des 10 % du gérant
  • Aucun montant ni donnée personnelle envoyé
La forme de la société
Qui perçoit le dividende ?
La société est-elle soumise à l'impôt sur les sociétés ?

C'est le cas général des SARL, SAS et SASU. Une EURL dont l'associé unique est une personne physique relève de l'impôt sur le revenu, sauf option pour l'impôt sur les sociétés.

Le dividende
Année du versement

Le montant voté pour l'associé, avant tout prélèvement. Pour un gérant soumis à la règle des 10 %, ajoutez les dividendes perçus par son conjoint ou partenaire de PACS et ses enfants mineurs : le net estimé porte alors sur l'ensemble des dividendes saisis.

L'acompte de 12,8 % facultatif
Votre foyer fiscal

Pour savoir si une dispense de l'acompte était possible. « Couple » : imposition commune (mariage ou PACS).

Le dividende net

Choisissez la forme, l'associé et indiquez le montant brut du dividende.

Comment se calcule le dividende net

  1. Les prélèvements sociaux : 18,6 % du montant brut (CSG de 10,6 %, CRDS de 0,5 %, prélèvement de solidarité de 7,5 %), retenus par la société lors du paiement.
  2. L'impôt sur le revenu : par défaut, le taux forfaitaire de 12,8 % du montant brut. La société retient un acompte du même montant, qui s'impute sur l'impôt de l'année.
  3. Pour le gérant de SARL ou d'EURL, lorsque les gérants détiennent ensemble plus de la moitié du capital, la part qui dépasse 10 % du capital détenu, des primes d'émission et du compte courant est soumise aux cotisations sociales des indépendants au lieu des prélèvements sociaux.

Avant le calcul : décider le dividende

Le dividende se décide en principe après l'approbation des comptes (un acompte sur dividende peut le précéder), dans la limite du bénéfice distribuable, puis il est mis en paiement au plus tard neuf mois après la clôture de l'exercice. Le calcul du bénéfice distribuable, de la réserve légale et du report à nouveau : affectation du résultat ; ce qui reste au report à nouveau après le dividende : simulateur du report à nouveau. L'abattement de 40 % de l'option pour le barème suppose un dividende issu d'une décision régulière : voir l'approbation des comptes.

Ce que l'outil ne calcule pas

  • L'impôt au barème progressif, qui dépend de tous les revenus du foyer (voir le simulateur officiel d'impots.gouv.fr).
  • Le montant des cotisations sociales du gérant travailleur indépendant, qui dépend de l'ensemble de sa rémunération.
  • La cotisation subsidiaire maladie (article L380-2 du code de la sécurité sociale), qui peut viser les revenus du capital lorsque les revenus d'activité du foyer sont faibles, par exemple pour un président de SASU rémunéré uniquement en dividendes.
  • Les contributions sur les hauts revenus (articles 223 sexies et 224 du code général des impôts), au-delà de 250 000 € de revenu fiscal de référence pour une personne seule ou 500 000 € pour un couple.
  • Les dividendes versés à une société, par une société soumise à l'impôt sur le revenu, à un associé non résident ou sur des titres placés dans un PEA.
  • Les sociétés d'exercice libéral (SELARL, SELAS).

Les résultats sont des estimations à partir des taux en vigueur au 8 octobre 2026 ; votre situation peut différer. L'expert-comptable de la société peut tenir compte de l'ensemble de votre situation.

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Questions fréquentes

Quel est le taux du prélèvement forfaitaire unique sur les dividendes en 2026 ?

Pour un associé personne physique domicilié fiscalement en France, le dividende brut supporte l'impôt sur le revenu au taux forfaitaire de 12,8 % (article 200 A du code général des impôts) et 18,6 % de prélèvements sociaux : CSG de 10,6 % pour les dividendes payés depuis le 1er janvier 2026 (article L136-8 du code de la sécurité sociale), CRDS de 0,5 % et prélèvement de solidarité de 7,5 %. Soit 31,4 % au total, d'après les taux en vigueur au 8 octobre 2026.

Qu'est-ce que l'acompte de 12,8 % prélevé lors du versement ?

La société qui paie le dividende retient un prélèvement de 12,8 % du montant brut (article 117 quater du code général des impôts). Ce n'est pas un impôt supplémentaire : il s'impute sur l'impôt sur le revenu de l'année, et l'excédent éventuel est restitué. Un foyer dont le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est inférieur à 50 000 € (personne seule) ou 75 000 € (imposition commune) peut demander à en être dispensé, au plus tard le 30 novembre de l'année précédant le paiement, par une attestation sur l'honneur remise à la société (article 242 quater). La dispense ne concerne pas les prélèvements sociaux.

Gérant majoritaire de SARL ou d'EURL : quelle part des dividendes est soumise aux cotisations ?

La part des dividendes qui dépasse 10 % du capital social détenu (primes d'émission incluses) et du solde moyen annuel des comptes courants d'associé entre dans l'assiette des cotisations et contributions sociales des travailleurs indépendants (articles L136-3 et L131-6 du code de la sécurité sociale). Sont concernés le gérant de SARL lorsque les gérants détiennent ensemble plus de la moitié du capital, parts de leur conjoint, partenaire de PACS et enfants mineurs comprises (article L311-3, 11°), et l'associé unique gérant d'EURL. Les titres et dividendes du conjoint, du partenaire de PACS et des enfants mineurs non émancipés comptent avec ceux du gérant. Les montants s'apprécient au dernier jour de l'exercice précédant la distribution (article R131-7). Cette part ne supporte pas les 18,6 % de prélèvements sociaux ; le montant des cotisations dépend de l'ensemble de la rémunération et n'est pas calculé ici.

Les dividendes d'un président de SAS ou de SASU sont-ils soumis aux cotisations sociales ?

Non au titre de la règle des 10 %, qui ne vise que les travailleurs indépendants : le président de SAS ou de SASU relève du régime général (article L311-3, 23°, du code de la sécurité sociale). Ses dividendes supportent les prélèvements sociaux de 18,6 % et l'impôt sur le revenu. Une cotisation subsidiaire maladie (article L380-2) peut en outre être due lorsque les revenus d'activité du foyer sont faibles et les revenus du capital élevés : elle n'est pas calculée ici. Il en va de même pour le gérant de SARL qui, avec les autres gérants et leur famille, ne détient pas plus de la moitié du capital.

Comment fonctionne l'option pour le barème progressif ?

Elle est exercée sur la déclaration de revenus et vaut pour l'ensemble des revenus et plus-values de l'année relevant du taux forfaitaire (article 200 A, 2). Le dividende est alors retenu après un abattement de 40 % (article 158), et 6,8 points de CSG sont déductibles du revenu imposable de l'année de leur paiement (article 154 quinquies). Les prélèvements sociaux restent de 18,6 %. Son intérêt dépend du taux d'imposition de tout le foyer : l'outil ne le calcule pas.

Jusqu'à quand verser le dividende, et dans quelle limite ?

Le dividende est en principe décidé après l'approbation des comptes (un acompte sur dividende peut le précéder, article L232-12), dans la limite du bénéfice distribuable (article L232-11 du code de commerce), puis mis en paiement au plus tard neuf mois après la clôture de l'exercice, sauf prolongation par décision de justice (article L232-13).

Vos comptes sont prêts ? Le dépôt aussi.

Le dividende figure dans l'acte d'approbation et d'affectation du résultat : il est généré à partir de modèles avec vos chiffres, puis signé et déposé avec vos comptes.

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